Atomic
de Classic Steel.
Je suis présentement assis au comptoir du « showroom ». Le grand Luc
est assis en face de moi et me bloque malheureusement la vue sur ce
superbe projet fraîchement complété. J’avoue que j’aime bien mieux besogner
sur mes motos en atelier que d’être assis à essayer de composer un texte
qui réussira à faire comprendre l’ampleur du projet qu’a représentée la
construction de ce « bike ».
Hum ! Ce « bike », enfin, je peux simplement le regarder, l’admirer ; il me
fait vraiment « tripper » ! L’admirer me fait également revivre un peu la
souffrance qui a été nécessaire à sa conception et sa mise au monde. J’ai
vraiment poussé fort ! Combien d’heures, de dessins, d’essais, d’erreurs,
de cassage de tête que cela m’a causés ? Incroyable ! On se lève un matin avec une nouvelle idée en tête, pas tout à fait la même
qu’en finissant la veille, que voulez-vous ! Voilà, la journée d’hier est « scrap » ! Le petit morceau usiné n’arrive pas tout à fait avec
l’autre, ça ne fait pas vraiment joli ou ce n’est pas hyper fonctionnel. On recommence à zéro. C’est ça monter un « show bike » !
Blade
Rat Shop Custom Bikes
Blade ! Prédateur de sa propre espèce
et craint de la race humaine, race qu’il
essaie tant bien que mal de protéger. Tel
est le destin de cet être issu de l’union
d’un enfant de la nuit et d’une femme.
N’appartenant ni à la lumière ni aux ténèbres,
renié d’une part et craint de l’autre,
il doit malgré tout se servir de son instinct
et de son sens du bien pour survivre dans
ce monde qui le damna à la naissance.
Sa vie étant ce qu’elle est, il utilise ses
pouvoirs issus des ténèbres pour chasser
et éliminer les vampires. Pourquoi ce
personnage torturé n’utiliserait pas une
moto comme arme de combat dans sa
guerre aux vampires ? Ou du moins c’est
ce que Fred Vaillancourt du Rat Shop,
éternel amateur de bandes dessinées,
se demanda. Après avoir construit le
Punisher et ensuite le Spawn, Fred en
remet en nous présentant le Blade.
C’est lorsqu’un nouveau client, M. Jean
Poitras, se présenta à son atelier que le
projet prit racine. M. Poitras avait acheté
un châssis roulant avec moteur TP 121
pouces cubes « Diamond Cut » et transmission
de côté droit à six vitesses. Il
voulait que sa moto soit assemblée chez
Rat Shop. Après quelques échanges
avec le client, le projet qui devait être
plutôt simple prit de l’ampleur. Pourquoi
pas une moto d’exposition ?
Patience
Kreater Custom Motorcycle
Alors que j’étais assis au bar avec George et
que nous sirotions quelques Corona en nous
remémorant la naissance de Patience et que
nous réalisions du même coup son unicité. Elle
portait en elle la combinaison d’une moto sport
et d’un « bobber » traditionnel. Est-ce que
cela faisait d’elle un « spobber » ou bien un
« bobbert » ? Patience nous a prouvé tout au
long du trajet qui nous menait vers Spokane
à Washington en passant par les magnifiques
montagnes de la vallée d’Okanagan qu’elle
n’avait rien de moins qu’une belle agilité sur la
route. Sa première apparition en public eut lieu au Salon de la moto de Spokane où la police
locale a dû nous escorter jusque sur les lieux
de l’évènement, car George éprouvait quelques
difficultés à retirer sa main de l’accélérateur.
Patience a pris forme à partir d’un squelette
que Jeff Vander Zalm a acquis chez Kreator
West et qui nous a ensuite été expédié à
Toronto pour être complété. À l’état de squelette,
elle était constituée d’un cadre, d’un moteur, de
roues, de fourches ainsi que de freins arrière de
marque Buell.
Jazz
Brent / Cycle Boyz Customs
Cela fait déjà sept ans que mon frère et moi sommes
propriétaires de Cycle Boyz et que nous construisons
des motos de tous genres pour nos clients. J’ai décidé
qu’il était temps de réaliser quelque chose pour moi. Je
voulais bâtir quelque chose que je pourrais conserver,
quelque chose qui me ressemblerait sans être attiré
par tout ce qui venait de l’extérieur. Je ne voulais
pas me laisser influencer par l’attrait commercial, les
contraintes, l’influence de la clientèle ou le temps. Un
seul facteur me limitait, l’argent. Et c’est ce dont il s’agit
de toute façon, n’est-ce pas ? Je vous le dis, construisez ce que vous pouvez vous permettre, vous n’êtes pas obligés de dépenser une fortune,
et profitez-en bien.
Quatre-vingt dix pour cent de nos constructions sont faites à partir de pièces machinées.
Je savais que ce n’était pas ce que je voulais, car les nouvelles pièces n’ont tout
simplement pas d’âme en ce qui me concerne. Le hasard a mis sur ma route un amour
de jeunesse par l’entremise d’un ami. Ce vieux copain étant un passionné de la vitesse
décida d’acheter ma moto personnalisée actuelle, à la condition que je reprenne ma
vieille Harley FXE 1981 en échange. Oh yes !
J’ai acheté cette moto en 1996 quand j’avais 19 ans. Cet engin était un beau
Shovelhead FX et je pourrais dire que c’est elle qui est responsable à 90 % de ma ...